Kobo

L’envie de passer au numérique pour la lecture me trottinait dans la tête depuis longtemps. Hésitant entre le Kindle d’Amazon et un hypothétique successeur au calamiteux FnacBook, j’ai longtemps reporté ce désir. Une fois que Kobo s’est attaché les services de la Fnac (ou bien est-ce l’inverse), mon choix fut assez facile.

  • Le Kobo est ouvert vers d’autres formats, alors que le Kindle est fermé sur son système de fichier propriétaire.
  • Le Kobo est tactile alors que le Kindle est encore avec une interface à boutons archaïque selon moi (comment annoter un passage sans se prendre tête).
  • Le Kobo peut voir sa mémoire augmenter grâce à des cartes mémoire tandis que le Kindle n’a pas cette option.

Le seul défaut actuel du Kobo est l’interface de vente de ligne faite par Fnac.com qui est tout sauf lisible et pratique, chose qu’Amazon maîtrise bien mieux et pas uniquement concernant les eBook mais en ce qui concerne toute la vente en ligne en général. 

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Illusions pas si perdues

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Andromaque – Racine

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Ciel d’Août 2011

Août 2011

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Evil iTunes

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Mirror’s Edge – PS3

Autant Assassin’s Creed a raté de peu le trip total faute à une maniabilité par trop hasardeuse, Mirror’s Edge réussit à nous faire rentrer de plain-pied dans son monde.

Les sensations sont inédites et grisantes. On court et parcourt la ville en s’en sentant le héros. On découvre une fluidité rarement atteinte dans un jeu et les moments de grâce s’enchaînent.

Le seul défaut étant que les développeurs n’ont pas osé pousser le concept jusqu’au bout et en rajoutant des séquences de shoot et de combat parfois frustrantes mais surtout hors de propos, ils ratent le chef d’oeuvre.

Mirror’s Edge n’en est pas un, mais il reste un moment historique.

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Des corrections pour le Bac Général de Philosophie 2011

Proposées par Philomag.com, voici quelques exemples de corrections.

Pour les L:

Sujet 1 - Sujet 1 : Peut-on prouver une hypothèse scientifique ?  

Sujet 2 -  L’homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ?

Sujet 3 – Texte de Nietzsche

Pour les ES:

Sujet 1 - La liberté est-elle menacée par l’égalité ?

Sujet 2 - L’art est-il moins nécessaire que la science ?

Sujet 3 – Texte de Sénèque

Pour les S:

Sujet 1 – La culture dénature-t-elle l’homme ?

Sujet 2 - Peut-on avoir raison contre les faits ?

Sujet 3 : Texte Pascal

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654 548 !

We are building an army !

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Les sujets de philosophie du Bac Général 2011

Pour la série L, «Peut-on prouver une hypothèse scientifique?»«L’homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même?» et le texte est un extrait du Gai Savoir de Friedrich Nietzsche:

«Nous disons bonnes les vertus d’un homme, non pas à cause des résultats qu’elles peuvent avoir pour lui, mais à cause des résultats qu’elles peuvent avoir pour nous et pour la société : dans l’éloge de la vertu on n’a jamais été bien « désintéressé », on n’a jamais été bien « altruiste » ! On aurait remarqué, sans cela, que les vertus (comme l’application, l’obéissance, la chasteté, la piété, la justice) sont généralement nuisibles à celui qui les possède, parce que ce sont des instincts qui règnent en lui trop violemment, trop avidement, et ne veulent à aucun prix se laisser contrebalancer raisonnablement par les autres. Quand on possède une vertu, une vraie vertu, une vertu complète (non une petite tendance à l’avoir), on est victime de cette vertu ! Et c’est précisément pourquoi le voisin en fait la louange ! On loue l’homme zélé bien que son zèle gâte sa vue, qu’il use la spontanéité et la fraîcheur de son esprit : on vante, on plaint le jeune homme qui s’est « tué à la tâche » parce qu’on pense : « Pour l’ensemble social, perdre la meilleure unité n’est encore qu’un petit sacrifice ! Il est fâcheux que ce sacrifice soit nécessaire ! Mais il serait bien plus fâcheux que l’individu pensât différemment, qu’il attachât plus d’importance à se conserver et à se développer qu’à travailler au service de tous ! » On ne plaint donc pas ce jeune homme à cause de lui-même, mais parce que sa mort a fait perdre à la société un instrument soumis, sans égards pour lui- même, bref un « brave homme », comme on dit.»

Pour la série ES, «La liberté est-elle menacée par l’égalité?»«L’art est-il moins nécessaire que la science?» et le texte est un extrait Des Bienfaits de Sénèque:

«Si c’est l’intérêt et un vil calcul qui me rendent généreux, si je ne suis jamais serviable que pour obtenir en échange un service, je ne ferai pas de bien à celui qui part pour des pays situés sous d’autres cieux, éloignés du mien, qui s’absente pour toujours ; je ne donnerai pas à celui dont la santé est compromise au point qu’il ne lui reste aucun espoir de guérison ; je ne donnerai pas, si moi-même je sens décliner mes forces, car je n’ai plus le temps de rentrer dans mes avances. Et pourtant (ceci pour te prouver que la bienfaisance est une pratique désirable en soi) l’étranger qui tout à l’heure s’en est venu atterrir dans notre port et qui doit tout de suite repartir reçoit notre assistance ; à l’inconnu qui a fait naufrage nous donnons, pour qu’il soit rapatrié, un navire tout équipé. Il part, connaissant à peine l’auteur de son salut ; comme il ne doit jamais plus revenir à portée de nos regards il transfère sa dette aux dieux mêmes et il leur demande dans sa prière de reconnaître à sa place notre bienfait ; en attendant nous trouvons du charme au sentiment d’avoir fait un peu de bien dont nous ne recueillerons pas le fruit. Et lorsque nous sommes arrivés au terme de la vie, que nous réglons nos dispositions testamentaires, n’est-il pas vrai que nous répartissons des bienfaits dont il ne nous reviendra aucun profit ? Combien d’heures l’on y passe ! Que de temps on discute, seul avec soi-même, pour savoir combien donner et à qui ! Qu’importe, en vérité, de savoir à qui l’on veut donner puisqu’il ne nous en reviendra rien en aucun cas ? Pourtant, jamais nous ne donnons plus méticuleusement ; jamais nos choix ne sont soumis à un contrôle plus rigoureux qu’à l’heure où, l’intérêt n’existant plus, seule l’idée du bien se dresse devant notre regard.»

Et enfin pour les S, «La culture dénature-t-elle l’homme?»«Peut-on avoir raison contre les faits?» et le texte est un extrait des Pensées de Blaise Pascal:

«Chaque degré de bonne fortune qui nous élève dans le monde nous éloigne davantage de la vérité, parce qu’on appréhende plus de blesser ceux dont l’affection est plus utile et l’aversion plus dangereuse. Un prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. Je ne m’en étonne pas : dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr. Or, ceux qui vivent avec les princes aiment mieux leurs intérêts que celui du prince qu’ils servent ; et ainsi, ils n’ont garde de lui procurer un avantage en se nuisant à eux-mêmes.

Ce malheur est sans doute plus grand et plus ordinaire dans les plus grandes fortunes ; mais les moindres n’en sont pas exemptes, parce qu’il y a toujours quelque intérêt à se faire aimer des hommes. Ainsi la vie humaine n’est qu’une illusion perpétuelle ; on ne fait que s’entre-tromper et s’entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie; et peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas, quoiqu’il en parle alors sincèrement et sans passion.
L’homme n’est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi- même et à l’égard des autres. Il ne veut donc pas qu’on lui dise la vérité. Il évite de la dire aux autres ; et toutes ces dispositions, si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son coeur.»

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Heavy Rain – PS3

Mélangeant le film interactif et le jeu vidéo pas très interactif, Heavy Rain tente d’impliquer le joueur au centre d’une histoire.

L’histoire est d’ailleurs correctement écrite et réserve d’assez bonnes surprises (sur la fin notamment et sur l’identité du tueur). Mais ce qui reste marquant dans Heavy Rain, c’est la manière dont on rentre petit à petit, pression de bouton par pression de bouton dans le rythme et l’univers proposé par David Cage.

La façon dont la manette est utilisée dans certaines situations nous oblige à nous investir dans la séquence d’une manière rare et intense. Certes, on use pas de la manette à la manière d’un Street Fighter IV ou d’un Ikaruga, mais cette étrange relation que l’on entretient avec lui, cette façon que l’on a de se tordre les doigts en miroir de la torture présentée dans la scène est “implicante”.

En d’autres termes, Heavy Rain c’est surtout une manière de projeter l’histoire sur l’écran mais aussi en dehors de l’écran au travers de la manette.

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